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Abdelmoumen Rafik Khelifa règle ses comptes.

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Abdelmoumen Rafik Khelifa règle ses comptes.

vous le croyez innocent et c'est une magouille contre lui...
 
il mérite la prison a vie pour tout ce qu'il a causer ...
 
vous lui tirer chapeau et vous auriez fait la même chose a ça place...
 
 
 
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Abdelmoumen Rafik Khelifa règle ses comptes.

Message par choukry30 le Jeu 26 Fév - 14:57

Au cours de son témoignage à la barre lors de
son procès à londres
Khelifa règle ses comptes

Par :Samia
Lokmane-Khelil


L’ancien patron d’El Khalifa Bank nie avoir transféré
des fonds à l’étranger et de les avoir dissimulés quelque part.


L’audition d’Abdelmoumen Rafik Khelifa s’est poursuivie hier au tribunal
de Westminster, à Londres, dans le cadre de l’affaire d’extradition vers
l’Algérie le concernant. Les questions que son avocat, Me Ben Branden, a
continué à lui poser visaient en substance à infirmer les charges retenues
contre lui, mais plus encore, à prouver au juge qu’un procès organisé en
Algérie, en cas d’extradition, serait uniquement un prétexte pour le punir
d’avoir défié les autorités en place et… de leur avoir mis de l’ombre. “Le
président Bouteflika s’est mis dans la tête que j’allais prendre sa place,
compte tenu de ma réussite financière”, a rapporté l’ancien milliardaire.

Mettant à nouveau ses déconvenues sur le compte d’une querelle personnelle
avec le chef de l’État, Khelifa assimile l’action judiciaire engagée contre lui
en Algérie à de la persécution. Selon lui, le groupe respirait la santé quand
les pouvoirs publics ont décidé de le liquider. “Au moment où l’on disait que
j’allais faire faillite, j’avais acheté 28% des actions de la Société Générale
(banque française)”, a-t-il révélé. Aux yeux de l’ex-milliardaire, la décision
prise par la Banque d’Algérie en 2002 concernant le gel des activités d’El
Khalifa Bank n’était pas motivée financièrement, mais politiquement.
Elle
visait ni plus ni moins qu’à déboulonner le groupe en privant les différentes
filiales, comme Khalifa Airways, des ressources financières dont elle disposait
au sein de l’établissement financier. “Si vous arrêtez les allées et venues de
l’argent, une banque ne peut plus fonctionner”, a encore explique Khelifa.
Invité par son avocat à commenter la nomination successive de MM. Djellab et
Badsi, respectivement administrateur et liquidateur d’El Khalifa Bank, il assure
que leur mission consistait à gérer ce qui restait des fonds avant de les
transférer au Trésor public. “M. Djellab a été récompensé peu de temps après en
devenant le président-directeur général du CPA”, observe l’ex-golden boy.
Celui-ci n’est pas plus tendre avec M. Badsi. Se faisant l’écho d’une des trois
rencontres qu’il aurait eues avec le liquidateur d’El Khalifa Bank à Londres, il
révèle que ce dernier lui avait fait “une offre rocambolesque” de 10 millions de
dollars pour acheter son silence et sa promesse de ne plus remettre les pieds en
Algérie.
Khelifa accuse, par ailleurs, M. Badsi d’avoir déformé les propos
qu’il a tenus au cours de ces fameuses entrevues londoniennes et de lui en avoir
prêté d’autres, comme l’aveu qu’il aurait fait sur des actifs qu’il possède à la
Barclays (banque britannique). “Je ne lui ai jamais parlé de Barclays. La seule
chose qui me lie à cette banque est une carte de crédit”, certifie
Khelifa.
S’exprimant sur les raisons qui l’ont poussé à quitter l’Algérie
précipitamment et à trouver refuge au Royaume-Uni, l’ex-patron nie avoir fui le
pays par crainte de poursuites. “Je suis parti pour des raisons sécuritaires.
J’ai su que j’étais poursuivi une semaine après mon départ”, affirme-t-il. De
son point de vue, les motifs des poursuites ne tenaient pas la route. “On m’a
sorti une histoire d’assurance d’avions, en m’accusant d’avoir assuré
directement les appareils à Londres, alors qu’il fallait d’abord passer par une
compagnie algérienne. Or, nous avions toujours fait ça sans qu’il y ait eu le
moindre problème”, clame Khelifa. Pour lui, le mandat d’arrêt lancé contre lui
au moment des faits en 2003 avait uniquement pour but de le faire revenir en
Algérie et de le neutraliser. Ses sorties médiatiques hostiles au Président
sont, à ses yeux, à l’origine de la cabale judiciaire dont il dit être victime.
Il cite à cet égard des charges supplémentaires qui ont été jointes à son
dossier, suite à la reprise de la diffusion de K-TV en 2004 et à son engagement
dans une campagne défavorable à la réélection de Bouteflika. Khelifa révèle que
le provider établi en Allemagne, ainsi que le locateur des studios
d’enregistrement ont été contactés par les autorités algériennes pour se
démarquer de K-TV. D’après lui, cette chaîne a finalement arrêté d’émettre pour
des raisons financières. “Elle était trop chère”, observe Khelifa. Réfutant les
informations qui décrivaient sa retraite londonienne comme un exil doré, il dit
avoir vécu à Putney, un quartier de Londres où il s’employait à mettre en place
un journal en ligne. “Les gens disent que j’ai des milliards cachés quelque
part, que j’ai volé les clients d’El Khalifa Bank. C’est faux. L’argent est en
Algérie. Un jour, je le prouverai”, promet le patron déchu. La preuve de son
innocence consiste, selon lui, dans l’abandon par la brigade économique et
financière de Scotland Yard des poursuites pour blanchiment d’argent, suite
auxquelles il a été arrêté en 2006.
L’audition de Khelifa s’est poursuivie
jusqu'à la mi-journée. À son issue, le juge Timothy Workman a suspendu la
séance. L’audience qui devait reprendre ce matin a été reportée à demain en
raison de l’absence de Me Julian Knowles, retenu pour un procès en appel. Jeudi,
il se chargera d’interroger l’ancien milliardaire en lui demandant certainement
de prouver ses allégations.
Selon des sources proches du dossier, Khelifa a
misé gros en évoquant des faits sur lesquels il ne détient aucune preuve
formelle. Après lui, une foule d’experts devront se succéder à la barre, soit
pour appuyer sa version, soit pour la contredire. Les auditions qui devaient se
terminer vendredi risquent de se prolonger jusqu'à la semaine prochaine.


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